Par Rémi Roig
La sirène qui transperce le temps,
Griffe le bitume et y laisse sa pulpe.
Fuit la nuit,
Et effraie de bleu sur les murs, son auditeur.
Quel cri !
Quelles serres, sous lesquelles l’on tombe !
Il a frappé de sa lourde carcasse le sol lors de son envol.
Il a brisé des chaînes invisible, percé le mur du son,
Quel vrombissement sourd qui fait trembler le ciel !
Il pétrifie son sillage nébuleux,
Et incinère la cire.
L’horizon ploie et devient flou,
Là ! Scintillent les lumières la nuit,
Ah ! Que moi aussi, je m’arrache d’ici !
Une performance active.
Un regard isolé.
Pas de fausse lumière. Le point de contact. À travers la voix.
Il a reconnu la phrase,
Écrite en peinture,
Il a pensé à sa vie :
Coupée, découpée,
Reprise, flamboyante et peinturlurée.
Il a pensé à sa vie.
Il est parti.