[Re]commencer à Prendre place

Par Inès Labat

Prendre place
1 min ⋅ 27/10/2024

À l’heure où je [re]commence à Prendre place, il me faut rédiger ma note d’intention.

Alors qu’il s’agissait, trois ans auparavant, d’un prétexte que nous nous étions donné.es – Pierre, Rémi et moi – pour continuer à écrire et à nous lire mutuellement, il est aujourd’hui question de nous faire lire par d’autres.

J’ai rencontré Pierre et Rémi en études de création littéraire en 2015. Après trois ans d’atelier d’écriture et le soutien d’un collectif d’apprenti.es auteurices, nous manquions d’une pratique collective régulière. Au bout de quelques années, avec mes deux confrères et amis, nous avons donc choisi de rétablir un cadre ; et c’est en octobre 2021 qu’est né Prendre place. Nous nous sommes alors fixé.es la contrainte suivante : écrire un texte chaque semaine et le déposer sur un cloud commun. Jusqu’à ce jour, les textes ont suivi les semaines avec leurs lots de ratés, de bâclés, de confus, de trop sommaires et d’éclairs de génie. Atelier de création, recoupement de brouillons, épanchements émotionnels, récits fugaces et projets aboutis ont pris place dans cet espace. Après trois ans de pratique, et parce qu’il est dommage de garder cela pour nous plus longtemps – maintenant que l’habitude est là et que nous avons plus confiance en ce que nous faisons –, il est temps rendre Prendre place public, semaine après semaine. En d’autres termes, nous souhaitons publier.

Je m’appelle Inès Labat, j’ai 27 ans et j’écris depuis l’âge de 11 ans, lorsqu’une prof de français m’a fait découvrir le pouvoir de choisir mes propres mots. L’écriture c’est, depuis ce moment-là, ce que je veux faire dans la vie. L’ambition n’est pas d’arriver à en faire un métier ou un gagne-pain. L’ambition c’est de faire de cette pratique le fil rouge de ma vie. Prendre place est né et se perpétue dans cette ambition de durée.

Je suis une femme cis, hétérosexuelle. Je vis à Paris. Je suis née et j’ai grandi à Marseille ; ville que je considère comme la plus belle du monde et à laquelle je suis très attachée. Mon écriture est fragmentaire, c’est pourquoi je suis à l’aise avec une forme de publication courte et régulière. Mes recherches sont celles du rythme, du mot juste et de la sensation. Pour cela : j’écris souvent en écoutant de la musique, j’ai toujours le site du CNRTL ouvert dans un onglet en parallèle du texte en cours, et je ne parle que des ressentis que je connais. Je conçois mon travail comme une palette d’émotions que j’essaie de transcrire et non d’expliquer. Je les attrape quand elles surviennent pour poser les mots qui me permettront de m’en servir plus tard. Ce qui me plaît et que je cherche dans mes textes ce sont : le quotidien, la répétition, ce qui se montre et non ce qui s’explique, les femmes et les corps.

Si cette proposition convainc quelques lecteurices, vous êtes les bienvenu.es.

Prendre place

Par Pierre Chatut, Inès Labat et Rémi Roig